Les Symboles, Signes de reconnaissance ?

Les Symboles, Signes de reconnaissance ?

Nous sommes constamment entourés de symboles, le code de la route en emploi, les grandes marques avec leurs logos, les différents pictogrammes que nous rencontrons au long de nos journées sont autant de symboles que notre cerveau doit décryptés.

le code de la route, des symboles modernes ?

Le terme « symbole » vient du grec sumbolon, « signe de reconnaissance ». A l’origine, ce mot renvoyait à un objet en métal ou en céramique qui était coupé en deux. Deux personnes en prenaient une moitié chacune et lorsqu’elles se retrouvaient, elles rapprochaient les deux morceaux et se reconnaissaient, ce qui réactivait des liens ou des engagements mutuels.

Symbolon, un signe de reconnaissance 

Le contact au symbole met aussi en jeu une réunification intérieure : pôle réceptif et intuitif, pôle émissif et rationnel, pôle yin et pôle yang. D’autre part, le symbole évoque à l’origine la notion de signe ou de signal ouvrant à une forme de prise de conscience, de compréhension ou d’action.


Il est curieux de constater que le contraire de symballein – le verbe grec signifiant « réunir », à l’origine du nom « symbole » – n’était autre que diaballein (diviser, séparer), qui donna le nom diabolos, « celui qui sépare », ou encore « le calomniateur » ; et qui, plus tard, fut choisi pour traduire le Satan des Hébreux. Cette opposition lexicale ne devrait pas pour autant laisser croire que le monde des symboles n’est qu’angélisme. Au contraire, les symboles maléfiques abondent, depuis le serpent de la Bible jusqu’au Voldemort de la saga Harry Potter. Sans oublier le diable lui-même, bien sûr, symbole, par excellence, du Mal.

Le symbole, par définition, est une notion commune à un groupe d’individus ou, plus largement, à la société entière, mais il permet aussi de se rassembler sur des idées, des valeurs, des notions. Il tient également du signe de ralliement.

Les Symboles Ésoteriques

En ésotérisme, le symbole est un « pont » entre notre monde visible et ce monde invisible qui nous dépasse mais dont nous « sentons » l’existence et rien que le mot « symbole » parle de lui-même. Quand nous recherchons le symbole en fait nous sommes en quête du Saint Bol, à la recherche du Graal, cette coupe mystérieuse ayant récolté le sang du Christ au moment de sa crucifixion.

Dans le langage courant « en quête du graal » décrit un objectif difficilement réalisable, mais qui apporte au monde de nouvelles connaissances.Dans la symbolique, Le graal évoque une quête de connaissances et de savoirs perdues depuis la nuit des temps qui ne demande qu’à être retrouvée.

Décrypter des symboles c’est une chasse au trésor, et ce trésor c’est la petite histoire qui se cache derrière les apparences…

Le Saint Graal, Le Symbole ultime ?

Des symboles il y en a partout.

Prenons par exemple le Petit Beurre. Ce célèbre biscuit au côté dentelé ne tient pas sa forme du hasard. Il fut créé en 1885, par deux artisans biscuitier Jean Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle utile – les initiales de leurs noms donnera l’appellation de la marque LU. Ces deux créateurs s’inspirent de la forme du napperon à l’heure du thé pour dessiner cette gourmandise. Pour avoir un design original, il représente dans la forme du biscuit une allégorie du temps : Les 4 grandes oreilles traduisent les quatre saisons, les 52 petites dents les semaines de l’année, les 24 petits trous du dessus pour les 24 heures d’une journée, et à l’origine le biscuit faisait 7 centimètres en référence aux sept jours de la semaine.

Le Petit Beurre : une allégorie du temps 

Autre exemple de choses cachés et pourtant aux vues du tous. Quand vous étiez petit, n’avez-vous jamais jouer à la marelle ? Je vous rappelle le principe : on commence à tracer un demi-cercle en bas qui représente la terre, puis deux cases 1, 2, l’une sur l’autre, puis un rectangle coupé en deux pour 3 et 4, puis une case 5, puis de nouveau un rectangle coupé en deux 6 et 7 et enfin un demi-cercle pour le ciel.

Ensuite, nous devions lancer le caillou sur la case 1 puis aller au Ciel puis revenir à terre la tout à cloche pied. De retour en case Terre, on relançait le caillou sur la case 2 et on repartait et ainsi de suite jusqu’à envoyer le caillou dans le ciel.

Le premier point pour lever le voile symbolique de la marelle est de savoir que le mot marelle vient du mot mérelle qui est le nom donné à la coquille de Compostelle.

Donc avec la marelle nous partons en pèlerinage pour un voyage initiatique.

La Marelle, le cycle de la vie mais pas que...

Ce trajet nous fait cheminer le long d’une sorte de croix double, cette croix double peut rappeler la croix de Lorraine, la croix de Jérusalem, ou la croix patriarcale. Le dessin du chemin de la marelle ressemble à un plan d’église comme celle de Saint Quentin, signe d’un itinéraire spirituel.

Composé de 9 cases si l’on compte la terre et le ciel en plus des 7 autres cases, on peut penser aux 9 mondes de la mythologie nordique ou encore aux sept métaux purs des alchimistes (or, argent, mercure, plomb, étain, fer et cuivre) plus le soufre et le sel, essentiels aux travaux alchimiques ; en numérologie ou en arithmancie les nombre de 1 à 9 évoquent un cycle complet. Mais avec le nombre 9, l’on peut y voir aussi une allusion à la gestation, et à son issue, la naissance et la croissance. De plus, le 9 symbolise dans de nombreuses légendes l’expiation ou la quête initiatique. Il a un caractère spirituel nettement marqué. Il incarne le sacrifice qui élève l’homme et purifie son âme.

En fait jouer à la marelle, c’est déjà nous apprendre le cycle de la vie, le chemin à faire de la terre au ciel. Un chemin qui doit être fait dans la droiture et sans sortir des cases, ni trébucher sous peine de recommencer, de refaire, de se réincarner… Le jeu de la marelle devrait plutôt s’appeler le jeu du karma car il peut aussi être défini comme l’évolution spirituelle de l’être humain où chaque vie représente une « classe », une expérience nouvelle pour l’âme qui se perfectionne, apprend, commet des erreurs et « revoie sa copie » à chaque nouvelle existence, en fonction des atouts et handicaps développés antérieurement.

Petit jeu : Quels symboles voyez vous ?

Depuis toujours, les symboles sont associés au monde de la magie et de la sorcellerie. Pour autant, aucun symbole n’est maléfique ou bénéfique en soi, mais seulement à raison de la croyance qu’on lui confère volontairement. Aucun symbole n’a le pouvoir d’agir sur les choses ni les êtres. Si vous tremblez parce qu’une patte de poulet a été punaisée sur votre porte, c’est que vous êtes réceptif à la puissance terrifiante de ce symbole vaudou. Mais si le vaudou n’est pour vous qu’un aimable folklore exotique, la patte en question vous laissera indifférent (attention, quand même : c’est au moins le signe que quelqu’un ne vous porte pas dans son cœur !).