Diane, Duchesse de Poitiers

Diane, Duchesse de Poitiers
Diane de Poitirers, Dame à la licorne

Notre duchesse était célèbre pour paraître bien plus jeune que son âge. Certains disent que c’est la raison pour laquelle Henri II a pu s’éprendre d’elle, alors qu’elle était son aînée de presque 20 ans. Mais cette apparente jeunesse lui a valu une intoxication peu commune.

Diane de Poitiers ingurgitait une petite fiole d’or

Diane de Poitiers ingurgitait tous les matins une petite fiole d’or potable qui avait, selon les alchimistes, la propriété de cesser le vieillissement. Bien qu’elle soit morte à 66 ans (30 ans de plus que l’espérance de vie de l’époque), elle a fini par succomber de son obsession pour la jeunesse… Lorsqu’Henri II meurt, Catherine de Médicis en profite pour chasser Diane de la Cour, qui meurt dans la solitude ingurgitant encore au quotidien son or…

Une information connue depuis quelques années seulement ! C’est en ayant réussi à identifier les restes de la favorite d’Henri II que les chercheurs ont pu analyser la composition de son corps. Son corps, alors dans une fosse, avait une fracture de la jambe. Une chute de cheval qu’elle s’était faite un an avant sa mort. Après analyse, on découvrit que le taux d’or dans ses os était 250 fois plus important que la moyenne ! C’est cette observation qui ressort également de l’analyse d’une de ses mèches de cheveux, conservée depuis 1795 dans un médaillon.

Monument funéraire de Diane de Poitiers au château d'Anet.

On comprend mieux l’extrême pâleur de ses dernière années : elle s’intoxiquait de jour en jour !

Mais partons pour le musée national du moyen âge de Cluny dans le 5 eme arrondissement de Paris, et allons voir une série de tapisseries appelée la dame à la licorne portant les armoirie de la dame de Poitier, les trois lunes…

Vue de la salle de la Dame à la Licorne au musée de Cluny

la qualité de réalisation, la mise en scène réussie, son coté énigmatique et sa féminité si présente ont fait de cette tapisserie, l’oeuvre majeur de l’art occidentale médiévale.

Les origines de l’oeuvre sont floues ce qui rajoute aux mystères de la composition.

Six panneaux la compose dont cinq pour évoquer nos sens et un sixième qui ne dit pas son nom. Mais serait ce celui du sixième sens ? Selon les points de vue ce serait le sens du coeur et une porte d’accès à un monde mystérieux, au delà du voile… Et c’est là que nous entrons dans le domaine du sacré.

la tenture sur fond rouge représente un jardin d’Eden fleuri, boisé et rempli d’animaux.

Le gout est représenté par la dame qui plonge sa main dans une coupe remplie de victuailles et du lion qui tire la langue réclamant sa pitance.

L’odorat est mis en avant par une couronne de fleurs

Le toucher est quant à lui représenté sur une troisième tenture par les mains de la dame tenant respectivement la corne d’une licorne et une lance.

Sur la quatrième tenture, la vue est symbolisé par le miroir dans lequel nous voyons le reflet de la licorne.

Puis, l’ouïe est caractérisé par notre dame jouant de la harpe.

La sixième tapisserie laisse apparaitre sur le haut d’une toile de tente l’expression « a mon seul désir ». Par le geste ou elle pose le collier porté sur les cinq précédentes tapisseries la dame nous exprime le souhait de renoncer aux richesses de ce monde, aux passions humaines lié au sens, et bascule maintenant dans le monde de l’esprit.

La sixième tapisserie laisse apparaitre l’expression « a mon seul désir ». 

Le lion et la licorne tiennent la toile de tente ouverte comme pour incité à y entrer et effectuer un retour sur soi enfin coupé du monde matériel qui l’entoure. La tente joue peut être ici le rôle du voile qui recouvre le véritable message qui ne se livre qu’a celui qui cherche sur le chemin de la persévérance.