À la rencontre de l'Abbé Saunière

À la rencontre de l'Abbé Saunière
À la rencontre de l'Abbé Saunière

Cette histoire prend place dans un village au sommet d'une colline près de Carcassonne appelé Rennes le Château.

Rennes le Chateau

En 1887, alors qu'il a peu de moyens, l’abbé Saunière, le jeune prêtre du village, réussit à gratter des sous pour commencer les travaux de sa vieille église dédiée à Marie Madeleine. Après avoir réparer la toiture, il décide d'effectuer rapidement le remplacement de l’autel.

Lorsque les ouvriers déplacent cette vielle table, ils découvrent des parchemins dans une cache.

Peu de temps après ces découvertes l'abbé Saunière commence à agir de manière bizarre et entreprend la fouille d’une grande partie de son église.

Lors de la restauration du carrelage de la nef, l’abbé découvre une dalle sculpter qui sera appelé la dalle des chevaliers.

Dalle des Chevaliers decouverte par l'Abbé Saunière

Lors de son déplacement, l’abbé découvre un crâne percé et un récipient rempli de pièces d’or et d'objets de culte précieux.

A plusieurs reprises l’abbé Saunière et sa femme de ménage Marie Denarnaud ont été vus par les habitants du village creuser dans le cimetière la nuit. Le conseil municipal a même déposé une plainte officielle concernant le prêtre qui profane les tombes.

Soudainement, pour un homme qui ne gagne que 900 francs par an en tant que prêtre, l'abbé Saunière semble avoir accès à des richesses illimitée.

Tout au long de ces années, il aurait dépensé plus de six cent cinquante mille francs sur une somptueuse série de rénovations et de nouveaux bâtiments à Rennes le Château. il achète des terrains au nom de sa servante Marie et aménage un jardin d'agrément, une serre, deux tours, une en verre et une en pierre, la tour Magdala, reliés par un chemin de ronde mais aussi une maison, la villa Béthanie, petite mais luxueuse comparé aux autres maisons du village.

Tour Magdala

Et certaines des modification apporté par l’abbé Saunière à l’église et à ses alentours sont pour le moins étranges,  comme le diable qui surveillent l'entrée de l'église, certains pensent que cette statue est Asmodée le gardien du trésor de Salomon, troublante l’inscription à l’entrée de l’église : « Terribilis est locus iste » qui peux se traduire par « ce lieu est terrible », ou encore le rappel constant du nombre 22 : les 22 marches montant à la tour Magdala et ses 22 créneaux, les 22 marches descendant à la serre d’hiver, les 22 dents du crâne surmontant la porte d’entrée du cimetière,… le 22 juillet étant la fête de Marie Madeleine quoi de plus normal que de rappeler le nom de l’église mais le 22 est un nombre que l’on retrouve souvent en ésotérisme et je suis sûr que nous y reviendront dans un futur podcast.

La troublante l’inscription à l’entrée de l’église : « Terribilis est locus iste »

Mais les dépenses de l'abbé saunière ne passe pas inaperçue et le prêtre est suspendu par les autorités de l'église dès 1910 pour un soi-disant trafic de messe, une forme commune de fraude à l'époque. Demeurant toujours à rennes-le-château Saunière, pourtant suspendu, continue à officier dans sa villa grâce à une petite chapelle aménagée dans la véranda, et est rétabli à ses fonctions en 1913.

L'abbé Géranger Saunière et Marie Denarnaud

Quoi qu'il en soit l'abbé saunière semble encore avoir des projets lorsqu’il est victime d'une attaque cardiaque survenu alors qu'il se promène sur sa terrasse, il meurt soudainement le 22 janvier 1917 en léguant tous ses bien à Marie Dénarnaud. Le prêtre emporte son secret dans sa tombe sans jamais révéler la source de sa soudaine et immense fortune. Mademoiselle Marie est frappée, le 24 janvier 1953 d'une attaque cérébrale la laissant muette et paralysé. Elle meurt cinq jours plus tard le 29 janvier 1953 à l'âge de 85 ans.

Des années plus tard ce qui était devenu une légende locale oublier a été relancé par l'auteur Gérard de Sède dans son livre « l’or de rennes » en 1967. D’après lui les parchemins que l'abbé saunière auraient trouvé serait en fait la preuve que la lignée royale des Merovingiens ne s'est pas éteinte avec Dagobert II mais vivrait en secret encore jusqu'à nos jours.

Aujourd'hui l’affaire de l'abbé saunière captive encore l'imagination populaire engendrant plus de 800 livres, des dizaines d'émissions de télévision, de reportage, le roman à succès et le film « le da Vinci code »

En tant que mythe, fait, ou un mélange des deux, cette histoire à tous les ingrédients classiques des meilleures histoires d'aventure, les parchemins perdus, les sociétés secrètes, les codes ésotériques, le trésor enfoui, une vérité interdite si vaste que si elle était révélée marquerait le christianisme en ces fondements.

Les hypothèses les plus fréquemment évoquées aujourd'hui pour tenter de justifier cette découverte mythique sont :

Le trésor des wisigoths ou le trésor de Jérusalem déposé dans la région après le saccage de Rome en 410

Le trésor de blanche de castille à la suite de la croisade de 1251

Le trésor des templiers à la suite du procès de l'ordre du temple

Le trésor des cathares

Le trésor de l'abbé Bigout, abbé de rennes le château durant la révolution française

Un jour peut-être nous découvrirons la vérité sur le trésor de l'abbé Saunière.

Et pour aller plus loin, je vous propose l'ecoute de l'épisode 1 Du podcast des Jardins de la Sérénité